Engagement et Travail en communauté
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Par Abdelali Fahim Président CJD Le capital humain, les ressources humaines, la GRH, la gestion des carrières, la responsabilité sociale…sont autant de sujets d’actualité. Certains les considèrent parce que c’est pour eux une conviction naturelle, d’autres parce qu’ils ont pris conscience et ont opéré un changement noble. Une autre frange en parle par effet de mode quand une autre catégorie les positionne pour un pur besoin de marketing intéressé. Tout le monde s’accorde à dire que l’engagement des salariés et des dirigeants sont le fondement du succès d’une entreprise et plus particulièrement la PME. Celle-ci ne peut se permettre un dirigeant non fédérateur, non exemplaire et sans leadership. La PME n’a pas non plus les moyens de « backuper » ses ressources ni suivre l’inflation des salaires pour les fidéliser et les garder. La conséquence, vous pouvez l’imaginer, est désastreuse pour l’entreprise en tant qu’espace de vie d’une communauté, qui devrait s’accomplir pleinement au quotidien pour créer de la richesseQue faire ? avons-nous des habitudes ou caractéristiques culturelles contraignantes ? Au dire de beaucoup, nous (marocains) sommes sensibles, avons du mal à accepter une évaluation, voir même à faire une véritable auto-évaluation. L’engagement dans le travail demeure chez nous complexe. Sommes-nous moins engagés que dans d’autres pays ? Sans négativisme aucun et dans un esprit d’évaluation, avez-vous comparé le niveau d’engagement dans le travail dans une entreprise marocaine, américaine, espagnole et indienne. J’ai personnellement vu des gaps importants. A qui incombe la responsabilité ? l’éducation dans la cellule familiale, l’enseignement, les dirigeants, nos leaders politiques, ….. Le Maroc a besoin de marocains engagés à tous les niveaux, politique, économique, social et culturelle. Le Maroc a besoin de personnes exemplaires qui s’érigent par leur travail, par leur amour du pays, par leur civisme, par leur compétence en modèles auxquels la jeunesse peut s’identifier. Le mérite doit être le seul critère pour désigner nos décideurs (y compris nos leaders politiques) engagés dans l’âme. Par ailleurs,,dans la culture japonaise (que j’ai modestement découvert) le niveau d’expertise et de pouvoir est inversement proportionnel au niveau de modestie et d’humilité. Est-ce culturelle et civilisationnelle? L’humilité, la franchise dans les rapports, un égo dompté sont autant de qualités nécessaires à un travail en communauté. Sans se positionner en expert, ni en donneur de leçon, je suggère quelques pistes de réflexion pour un engagement enrichissant : Cellule familiale : Nous parents, ne devrions-nous pas inculquer la notion de responsabilité, de respect des engagements, de citoyenneté à nos enfants. Ne devrions nous pas arrêter de les considérer comme des êtres sans reproche mais au contraire leur apprendre les valeurs essentielles du travail, du respect et l’acceptabilité de leurs erreurs, (notion d’auto-évaluation). Ecole : Sans rappeler le constat médiocre de notre enseignement public, l’école ne pourrait –elle pas :mettre en valeur la notion de travail (versus rente)encourager le travail en groupefaire connaître l’entreprise très tôt et d’une manière régulière pendant le cursusapprendre, rappeler la citoyenneté EntrepriseLe dirigeant ne devrait-il pas baigner dans les valeurs entrepreneuriales. Des associations, comme le CJD (Centre des Jeunes dirigeants) sont des espaces appropriés, écoles de valeurs entreprenarialesNe serait-il pas judicieux, après l’embauche, de prévoir un SAS de quelques jours sur les valeurs de travail dans une entreprise (éthique, développement personnel, évaluation, méritocratie…). Le CJD, laboratoire d’innovation, a le recul nécessaire pour travailler sur des outils à mettre à disposition des managers d’entreprises désireux d’aller dans le sens de la responsabilité par l’engagement des femmes et des hommes. |